Balaïtous - 8 Septembre 2015

Balaïtous par la grande diagonale

Partis à trois, équipés de frontales, à 6 h 30 du PArking du Plan d'Asté (vallée d'Arrens - maison du Parc). 8 h 15 : refuge de Larribet (2065 m) et pause "glou-glou-miam-miam". Brèche de la Garénère, lacs de Batcrabère (2182 m) et lacs de Micoulaou (2300 m) endormis dans les ombres matinales du cirque de Batcrabère sous l’ombre du Palas. Petite recherche du bon col à passer pour basculer en Espagne : La brèche du ciseau est fermée par un névé bien glacé, pas de traces semblent y monter dans les éboulis. A gauche, on avait décidé de ne pas passer par le col noir, devenu trop rocheux depuis le recul du glacier et déconseillé depuis. Juste à côté du col noir, nous choisissons donc le col « conseillé », cairné ce qui est un avantage… Il est 10 h (2665 m). Descente (60 m, dommage !) sur le versant espagnol, traversée montante à gauche jusqu’au rocher du déjeuner à 2644 m. Un couple de lagopèdes nous fait quelques pas de concert entre les blocs avant de s’envoler un peu plus loin. Apparition au dernier moment de l’abri Michaud (2695 m) qui marque la première partie de la grande diagonale. On plie les bâtons et on met les casques, il pleut parfois de la caillasse par ici… Un premier couloir donne accès à un col (2880 m), crête frontière qui nous fait donc rebasculer côté français. De là démarre réellement le 2ème tronçon de la montée, la fameuse grande diagonale, maintenant bien visible et assez impressionnante il faut l'avouer. Mais une fois dedans, ça va bien mieux, même s'il y a du gaz par endroits, un chemin bien cairné la remonte. Parfois les pieds sont un peu dans le vide mais pas bien méchant. On fait toutefois très attention à la première neige tombée il y a peu, qui a laissé ici et là des petites plaques complètement gelées. Le but sera de les éviter soigneusement… Toute la montée reste cependant très raide. Fin de la diagonale, col 3040 m. On laisse la brèche des isards à gauche. Pour la montée, on choisit l’option facile qui consiste à tirer un peu à gauche avant de revenir à droite (on prendra l'option directe à la descente) et terminer le dernier couloir avant le sommet. Sur ce dernier tronçon, il faut poser les mains, mais ce n’est pas exposé. On trouve enfin le soleil au sommet du Balaïtous (3144 m), à 11 h 45… Après une montée de 5 h 15 depuis la voiture !

Panorama extraordinaire comme toujours pour ces grands sommets. Nous sommes seuls. On mange, on traîne sur le replat sommital, abrités du vent frais par un petit muret de pierres sèches. Le versant espagnol bourgeonne un peu et d’autres personnes arrivent eux-aussi au sommet. 12 h 45, il est temps de redescendre prudemment par la grande diagonale alors que des nuages et brumes tentent une percée côté français. Remontée dure mais heureusement rapide au col conseillé, puis même itinéraire pour le retour. Un arrêt au refuge pour boire un coup avant de finir la descente. Arrivée à 17 h 30 au véhicule.  Soit 11 heures après notre départ ce matin (environ 2 heures d’arrêts cumulés, soit 9 heures de marche).Compter 1800 m de dénivelée positive poyr une vingtaine de kilomètres.

Mini balaitous 15

Dans la diagonale

 

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